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Rapport national Activité A1.3 Guinée

Analyse des impacts de la pêche migrante en Afrique de l’Ouest


Gestion et Résilience des Pêcheries de petits pélagiques en Afrique de l’Ouest


L’objectif ce rapport est de présenter l’importance de la filière de pêche migrante léonaise de petits pélagiques en Guinée. La méthode de travail a consisté dans un premier temps à quantifier les volumes des captures les unités de pêche léonaise, puis à déterminer leur mise en marché ainsi que leur valeur marchande. Les enquêtes de terrain réalisées au niveau des débarcadères et la littérature scientifique disponible ont permis de disposer des informations socio-culturels sur les pêcheurs léonais ainsi que les volumes et valeurs des captures sur la période 2014 - 2018 et leur éclatement sur les marchés nationaux et étrangers. Globalement, il ressort des enquêtes socio-culturelles que trois ethnies léonaises ciblent les petits pélagiques dans l’espace maritime guinéen. Parmi les 8021 pêcheurs léonais présents en Guinée plus de 68 % sont de l’ethnie téminé, suivie par les ethnies soussou et mandenyi représentant respectivement 10% et 7%. Il ressort également de l’analyse socio-culturelle une intégration réussie des pêcheurs léonais en Guinée. L’analyse des captures montre que ce sont quelques 38 500 tonnes de poissons pélagiques qui sont capturées annuellement par les unités de pêche migrantes léonaises pour une valeur annuelle moyenne estimée à 18 250 000 €. L’’analyse de la mise en marché des captures léonaises montre qu’un tiers de la production est écoulé sur les marchés à proximité des sites de débarquement (Katcheck, Kamsar, Koukoudé, Matakang) et les deux tiers font l’objet de transformation artisanale pour être distribués par la suite sur le marché local et exportés vers les marchés léonais. Sur le plan technique, les pêcheurs migrants léonais utilisent les mêmes types d’unités d’exploitation, fréquentent les mêmes zones de pêche et sites de débarquement que les nationaux. N’étant pas soumis à une taxe spécifique, ils ont accès aux mêmes ressources et infrastructures sociales de base que les pêcheurs guinéens. Cette pêcherie migrante léonaise dans les eaux guinéennes n’est pas sans impact. En effet, les impacts positifs sont à apprécier par le biais de transfert de technologie et de techniques de pêche, mais également par leur contribution à la sécurité alimentaire nationale et quelques retombées économiques. Le seul impact négatif noté est lié à l’existence de conflits mineurs avec les pêcheurs nationaux parce que fréquentant les mêmes aires de travail. L’aménagement de politiques et de mesures spécifiques aux pêcheries migrantes dans l’espace maritime guinéen aurait sans doute permis d’éviter les conflits.


Pour plus d'information à ce sujet, merci de contacter info@greppao.com ou bara.deme@port.ac.uk

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